La vie & le disciple

Un jeune disciple demande à son maître :
- Maître, je m’efforce à méditer jour et nuit.
J’apprends vos enseignements ainsi que celui des astres.
Je me lève avec la force du soleil et me couche avec le réveil de la sphère argentée.
Je contemple ce qui m’entoure sans jugement et m’extasie devant la beauté de la nature.
Pourtant je ne sens pas la vie couler à travers moi. Que faut-il que je fasse en plus ?

Le maître scrute son disciple avant de lui répondre :
-Pour vivre, il te faut apprendre à mourir.

Décontenancé à l’écoute des paroles du vieux sage, le disciple sortit du temple s’asseyant au pied d’un chêne millénaire.
De son pagne, il enlève sa ceinture tressée en chanvre et se pend à une branche de l’arbre.
Le soir venu, le sage sortant de son petit temple aperçoit son jeune disciple sans vie, se balançant dans le vide.

-Petit sot, tu n’as même pas prit exemple sur ce que ce chêne, auprès du quel tu t’asseyais ,
été comme hiver t’as appris.
La mort est indissociable de la vie.
Cela sera ta première leçon.

La marche funèbre

Des morts vivants avancent le regard dénué de vie sur une vaste étendue parsemée d’arbres majestueux frôlant les nuages de leurs cimes, de fleurs plus subliment les unes que les autres qui de leurs fragrances et de leurs couleurs éclatantes enivrent les sens, d’une végétation qui de ses atouts essaie de refléter de la gaieté dans les globes oculaires des marcheurs.

Ils traînent le pas, inlassablement, un pied devant l’autre.
La semelle de leurs godasses ne se détachent jamais complètement de l’herbe fraîche qui se jaunit sur leur passages.

Leur seul objectif est : D’avancer !

Dû au frottements incessants de leurs chaussures, une mélodie hypnotisante se composent, agressant l’oreille tel le va et vient d’une éponge sèche qu’on frotterait sur la surface d’un tableau noir.
Endormant les sens au point où les marcheurs n’entendent, ni ne perçoivent plus les diverses polyphonies de la vie qu’interprètent, les abeilles de leurs battements d’ailes ainsi que les oiseaux de leur chants emplies de liberté et de joie de vivre.
De leur main droite, ils se couvrent le visage.
Non pour regarder au loin mais pour se protéger de la lueur du soleil qui de ses rayons dévoileraient leur misères.
Les plus morts que vivant marchent et marchent sans prendre conscience de leurs existences.
Ils scandent en cœur comme sous l’effet d’une transe des:

« je veux »

Une fois que le ciel se drape du voile noir de la nuit, les morts vivants ne se préparent pas à aller se coucher.

Non.

Ils entament une danse silencieuse, leurs mouvements sont synchroniser.
Les mains posées sur les fronts vont d’un geste saccadés, chercher la poche droite de leur pantalon.
A l’unisson, des millions d’objets sortent du fond des leurs poches, illuminant ainsi leurs visages pâles et blafards à faire pâlir la lueur réconfortante de la lune.

Les marcheurs ne se soucient guère des astres, ils veulent avancer tout en restant sur place, ce laissant guider au grès des choix proposés sur leurs boîtiers à la lumière bleutée.
Leurs doigts semblent se détacher de leurs mains, s’envolant tels des oiseaux vers le ciel étoilé pour atterrir en piquet sur l’écran tactile afin d’y confirmer ses choix.
Les informations, la presse people, le shopping en ligne, les ragots sur les réseaux sociaux, les théories de conspirations, le streaming, les jeux en tout genre tout n’est que prétexte pour s’arrêter.

Marcher, avancer et quand on s’arrête……

Consommer !


Une fois l’aube repeignant l’horizon annonçant la venue de l’astre de vie, les morts rangent leurs biens dans leurs poches, mettent une main sur le front et de leur marche funèbre s’en vont répéter cette éternelle ritournelle.

Ecriture libre

Une pièce, un miroir qui reflète les déboires endurés par un corps marqué par le désespoir.
Le dragon a une mâchoire édentée pour mieux avaler les aliments hyper transformés, le preux chevalier n’en fera qu’une seul bouchée.
Mastiqué de nos dents, le matériel issu du désir, on en oublie que la nourriture à la base se doit d’être saine et un plaisir.

On préfère l’industrie de notre monde moderne.
Les mains des citadins deviennent fripées et ternes, elles ne touchent plus la terre de notre mère nourricière mise à part lorsqu’ils seront 6pieds sous terre.

Procrastination et fainéantise sont devenus les maîtres mots.
Autosuffisance tel est la hantise de ceux qui sont la proie de ces terribles maux.
Obésité, diabète et j’en passe, il paraît que nos enfants deviennent de plus en plus gros ?
Les intrants chimiques dérèglent notre être ainsi que la planète qui nous a vu naître.

Où ce trouve la frontière entre la raison et la folie meurtrière?

L’Amazonie part en fumée, plus de la moitié des espèces, d’extinctions sont menacées.
Le niveau de la mer ne cesse de monter ; faudra t-il construire une arche tel Noé.
Je ne pense pas, la fureur de Yahvé restera ignoré.

Je songe à tout ces gens affalés sur leurs canapés, attendant l’avènement de la 5G.
Société de surCONsommation, on traite la nature comme une victime de camps de concentration.

Avez-vous remarquez ? Gaïa tire sans coups de sommation.

Tremblement de terre, Tsunami, sécheresse, certes elle détruit en équilibrant la balance pourtant nous lui somme indifférent.

Espèce sois disant évolué. Espèce qui se voue au progrès !

Nous ne sommes point ses maîtres, plutôt les gardiens de la terre, soyons les serviteurs d’une grande dame qui saura nous récompenser pour notre juste valeur.
Plantez, cultivez, partagez !!
Le bonheur ne se trouvera jamais dans un supermarché.

Columba Dubh


New Moon Revelations 1# & 2#

1#
Really meeting heart to heart
Truly allowing what we are
With all our imperfections
All the colors of our beings
Endless beginnings and ends
Constantly transforming artworks
Breaking our hearts open
Again and again
In wholeness, burning lies into the Unknown
Raw fire of terrible beauty
For every now is an adventure
In the everpresent perfect heart <3

-By Mater Terra


Who keeps filling the cups? Ravenqueen “Mater Terra” With the “Ravenking”

Who keeps filling the cups? Ravenqueen “Mater Terra” With the “Ravenking”

 
Forest Air, Bubbly Wine

Forest Air, Bubbly Wine

2 Whole Hearts Creating a Greater Whole

2 Whole Hearts Creating a Greater Whole

2#
With one Eye I see Horror and Terror.
With my Other Eye I see Love and Beauty.

With Two Eyes Made One I see a Terrifying Beauty which we call the eternal moment dancing the dance of eternal death in the forms and shapes and colors it produces nourishing the eternal life and flame of soul that we are.

Unity shattered into an infinity of pieces, never meant to be glued together, but continuously broken so that the spark of wholeness can ever transcend the pieces, cutting and slicing it in ever finer facets of the diamond/gemstone that you are.

Knowing drowning in the Sea of my Not Knowing.
My Not Knowing drowning in the Sea of my Ever Present Knowing.

My Flame burns bright within my heart, feeding upon the rainbow stained glass we call life in all its forms, forever illumined by the wholeness that we are.
It is only by seeing that which is Death, can we ever understand or come to know Life.

In each death there dies somewhere truthfully but only an empty lie. Death is the dissolver of boundaries, the breaker of limitation, he grants you the marvelous wardrobe of ever new forms to live in, as you pass through the tunnel of death, actually transforming.
With One Eye I see Horror and Terror and all is but Lies.
With the Other Eye I see Love and Beauty, even the ugly makes me swing higher onto cloud nine and above in my hearts inner temple.

Both Eyes made one I see Truth above all. The One. The Unknown. The Terrifying Beauty. The Beauty of Terror and the Terror of Beauty. The love for the lie and the greater love to let it die when seen with truthful EYES-I's. My I is Legion. It is One and it is Many.

-By Ravenking